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 Anna, Riri and the pumpkins ¤ TERMINÉ

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Sorcier(e)


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MessageSujet: Anna, Riri and the pumpkins ¤ TERMINÉ   Jeu 25 Oct - 16:45

Le Nevada. Bien que cela fasse déjà des années qu'Harisson avait quitté sa région natale, il y revenait de temps à autres. Sa famille avait ses petites traditions. Et l'une d'elle, parmi les plus sacrés, étaient les anniversaires. Or de question, alors, qu'il manque celui de sa mère. Il passerait pour un fils indigne auprès de tous les Graham du pays auxquels il était apparenté. Et cela faisait beaucoup de Graham. Dont quelques sorciers qu'ils préférait avoir avec lui que contre lui.
L'année précédente, il avait invité sa mère, Anna, à venir le voir à San Francisco. Mais cette année, il ne pourrait pas échapper à la visite qu'il devait lui rendre. Anna étant née un 30 octobre, il allait passer quelques jours dans sa campagne natale, et quitter la grisaille San-Franciscaine le temps d'Halloween. Il en était d'autant plus heureux qu'il détestait passer cette fête dans une grande ville. Le sorcier n'avait rien contre un groupe d'enfants déguisé de temps à autres, mais les cortèges tout entiers qui remontaient les rues le soir du 31 octobre, lançant autant de papier toilette que possible... Très peu pour lui.

Du coup, bien que l'anniversaire d'Anna soit passé, et que la nuit qui était censée être la plus terrifiante de l'année était en train de tomber, Harisson était tranquillement dans le salon, à remplir de bonbons, sucettes et autres sucreries des saladiers aux couleurs de la fête païenne. Orange et noir, bien sur. Il avait revêtu pour l'occasion un costume de vampire des plus saisissant. A ses côtés, Anna était déguisée en sorcière. Quelle ironie, quand on savait que c'était elle qui avait enseigné les rudiments de la magie à son fils, et qui lui avait appris que, non, les sorciers et les sorcières n'étaient pas les êtres maléfiques et effrayants que dépeignaient l'imaginaire collectif. Elle détestait ce cliché, et c'était la première fois de sa vie qu'Harisson voyait sa mère déguisée ainsi. Étrangement, cela lui allait bien, et elle était, contre toutes attentes, une sorcière "classique" très réaliste. Pire. Pour une fois dans sa vie, Anna paraissait ses 50 printemps. Dommage qu'elle ait attendu d'en avoir 56 pour cela.

Elle se leva avec une souplesse inimitable dès qu'elle entendit la sonnette de son petit appartement retentir, et attrapa un saladier plein avant de se ruer vers la porte, comme si elle avait encore vingt ans. Malgré son âge avancé, la mère d'Harisson se tenait en forme. Si bien qu'il se demandait parfois si il lui arrivait encore de chasser des démons, comme quand il était jeune... Il n'avait jamais osé lui demandé. Et, en un sens, il ne préférait pas savoir. Car, certes, il aurait été fier si cela avait été le cas, mais il aurait craint chaque jour pour la vie de sa mère. Il préférait rester dans l'ignorance.
Anna revint quelques dizaines de secondes plus tard, l'air un peu déçue.


« Il n'y avait personne. »

Elle haussa les épaules et reposa le saladier où elle l'avait pris. Harisson ne s'inquiétait pas, bien sur. A coup sur, il ne s'agissait là que d'un adolescent qui avait envie de faire une blague. Dommage pour lui, il n'aurait pas de sucreries.

Quand il eut vidé le dernier sachet de caramel mous dans le dernier saladier, il se leva, et alla déposer les trois saladier pleins à raz-bord sur le comptoir qui se trouvait juste à coté de la porte. Ainsi, ni lui ni sa mère ne risquerait d'oublier de les prendre en allant ouvrir la porte aux garnements déguisés. Il déplaca de quelques centimètres la citrouille creusée qui s'y trouvait, de façon à équilibrer la décoration. C'est lorsqu'il prit un nougat dans le premier saladier qu'il se rendit compte que quelque chose clochait. Il était persuadé d'avoir vu la citrouille prendre l'un des caramels au bout de son bras fait en branchage, avant de l'engloutir goulûment. Il cligna des yeux, incrédules. Quand il les rouvrit, la citrouille avait repris sa position originale et il ne restait aucune preuve de ce qu'il avait vu.

Une hallucination ? Il rejeta cette hypothèse avec violence. Malgré les substances qu'il consommait plus ou moins occasionnellement, il n'avait jamais eu l'occasion d'expérimenter ce genre de désagrément. Il n'y avait aucune raison à ce que cela commence aujourd'hui. Toutefois, après avoir fixé la citrouille d'un air suspicieux pendant une vingtaine de secondes - celle-ci, bien sûr, n'ayant pas le moindre mouvement -, il se détourna d'elle, pour retourner au salon, où une partie de Monopoly opposant la mère et le fils allait bientôt débuter. Cela aurait pu paraître étrange à beaucoup de personne, vu l'âge de l'un comme de l'autre, mais chaque soirée qu'Harisson et Anna passait ensemble suivait le même schéma depuis plus de 20 ans. Le jeu de société faisait partie du schéma en question. Bien entendu, Anna refusait de jouer avec son fils à tout jeu comportant le moindre élément électronique, persuadée que celui-ci tricherait.

Sur son chemin, il aperçut un détail qu'il n'avait pas remarqué auparavant. Trois citrouilles aux visages creusés, contre le mur, le dévisageait comme s'il n'était qu'un bout de viande qu'elle s'apprêtait à avaler sans même mâcher. Il fallait avouer que, cette année, Anna avait fait une décoration d'Halloween à couper le souffle. Chaque détail semblait parfait, et le tout donnait au balcon et au palier l'air d'avoir été sorti d'un film d'horreur fantastique. Mais Harisson ne comprenait pas pourquoi, à l'intérieur de l'appartement, des décorations subsistaient. Il demanda, parlant fort pour que sa génitrice puisse l'entendre du salon :


« Maman ? Pourquoi il y a autant de décorations, ici ? C'est dehors qu'elle devraient être. »

La réponse ne se fit pas attendre. A sa voix, on pouvait deviner qu'Anna était perplexe.

« Comment ça ? Je n'en ai laissé aucune à l'intérieur... »

Et, moins de 5 secondes plus tard, elle passait son nez nouvellement crochu à travers la porte. Ses yeux se posèrent d'abord sur les trois citrouilles que Harisson regardait toujours, avant de se diriger sur celle qui était encore entre les saladiers, puis deux autres, un peu plus loin.

« Ce n'est pas très gentil d'essayer de te moquer de ta vieille mère, Riri. Remet ces citrouilles dehors, et n'essaye pas de te défiler de la partie de Monopoly. On sait tous les deux que tu vas perdre, mais ce n'est pas une raison. »

Le sorcier regarda sa mère un instant, incrédule. Non pas qu'elle l'appelle Riri. C'était le surnom qu'elle lui donnait depuis sa naissance. Peut-être avait-elle était pris de remord après l'avoir nommé Harisson, trouvant ce prénom bien trop long. Non, il s'étonnait qu'elle puisse penser qu'il serait capable de faire une plaisanterie aussi puérile. Mais il devait se faire à l'évidence, aussi bien qu'elle refusait de vieillir, Anna refusait de le voir autrement que comme son bébé. Et, connaissant sa mère, il savait que rien de ce qu'il pouvait dire ne pourrait l'innocenter à ses yeux. Donc il n'avait plus qu'à faire ce qu'elle disait, tandis qu'elle retournait vers le salon, le laissant quand même un peu estomaqué. Il se dirigea à nouveau vers les citrouilles, prêt à se pencher pour les prendre une à une.

Mais les citrouilles, elles, ne semblaient pas coopérative. En particulier celle qu'il avait eu l'occasion de prendre en premier. Elle s'était levée à la force de ses bras en branches, et s'était déplacée de deux mètres vers la droite. Le sorcier ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul. Comment était-ce possible ? Non pas qu'il ne se doutait pas que la magie pouvait être derrière tout cela. C'était même la seule explication logique et plausible qui lui venait. Non, il ne comprenait pas pourquoi sa mère n'avait pas senti quelque chose d'anormal.

Anna avait deux pouvoirs magiques principaux. L'un était un simple pouvoir de télékinésie, dont elle se servait de temps à autre. L'autre, par contre, était beaucoup plus rare, et, s'il n'était pas très utile dans la lutte contre les forces démoniaques, il pouvait s'avérer inestimable pour repérer les démons qu'elle combattait. En effet, la vieille sorcière avait la capacité de voir la magie. Ou sentir. Harisson n'avait jamais compris qu'elle sens elle utilisait, mais il se doutait qu'il ne s'agissait pas d'un des 5 sens classiques : quand elle tentait de le décrire, elle disait qu'elle sentait une influence magique avec plus ou moins de force, mais, ensuite, elle utilisait les couleurs pour la décrire.
Et, si elle avait accusé Harisson d'avoir déplacé les citrouilles, cela signifiait qu'elle n'avait pas senti de magie sur elle. Ce qui était absurdes, parce que, désormais, les six cucurbitacées de la pièce s'était mis en mouvement, de la même façon que la première.

Et soudain, Harisson prit peur. Magie ou non, il y avait définitivement quelque chose de pas vraiment naturel qui était en train de se passer. Il se concentra, près à envoyer une décharge électrique bien sentie au premier légume qui s'approcherait trop de lui. Il ne savait pas trop si ce serait efficace, mais c'était tout ce qu'il pouvait faire.
Les citrouilles, elles, semblaient vouloir l'encercler. Se rendant compte de cela, il se dirigea vers la porte avec de grandes enjambées, la franchit et la referma aussitôt derrière lui.


« Déjà fini ? Tu as fait vite. »

Le cœur du sorcier battait comme s'il voulait sortir de sa poitrine. Il sentait des perles de sueur ruisseler sur son front. Ses mains tremblaient, comme probablement tout le reste de son corps. Toutefois, maintenant qu'il était en sécurité de l'autre coté de la porte, il se rendit compte que ce genre de réaction était un peu disproportionné. Une panique totale pour une pauvre demi-douzaine de citrouille, alors qu'il pouvait affronter un démon sans problèmes. Cela lui semblait presque ridicule. Peut être, après tout, qu'il n'avait rien qu'une hallucination qui était causée par le fait qu'il n'avait pas consommé de cocaïne depuis quelques heures. Et que la sueur et les tremblements étaient aussi des effets secondaires de cet état de manque.

BOMMMM.

Un bruit sourd se fit entendre, et la porte contre laquelle se tenait encore Harisson vibra. Anna se retourna aussitôt.

« Qu'est ce qu'il se passe ? Pourquoi es-tu si pâle ? »

« Les citrouilles... Il y a quelque chose de bizarre. »

BOMMMM.

Les bruits de choc contre la porte durent convaincre Anna qu'Harisson n'était pas à l'origine de ce qu'il se passait. A moins, bien sur, que ce ne soit le fait qu'il était si terrifié qu'il avait peiné à prononcer la dizaine de mots qui avait constitué sa réponse. Elle fronça les sourcils.

« Bizarre comment ? Magique ? »

« Peut-être. Tu as senti quelque chose ? »

« Rien. »

BOMMMM.

Anna s'était levée du canapé où elle était installée lorsqu'Harisson était entré dans la pièce. Elle se tenait désormais face à la porte, et donc, face à son fils. Entendre que ce qu'il se passait n'avait rien à voir avec la magie l'inquiétait beaucoup.

« Enfin, rien à part le sort que je leur ai lancé tout à l'heure. »

Harisson ouvrit des yeux gros comme des soucoupes. De quel sort parlait-elle ? Il n'eut pas besoin de formuler sa question à voix haute, car sa mère reprenait ses explications.

« Je voulais simplement rendre les décorations plus effrayantes. Pour impressionner les voisins, tu vois. »

Heu non, Harisson ne voyait pas. Certes, il savait que sa mère n'était pas la personne qui attirait le plus l'admiration dans l'immeuble, mais de là à utiliser la magie pour marquer les esprits, surtout après tout ce qu'elle avait pu lui dire sur les risques liés à l'utilisation de la magie pour des profits personnels. Mais bon, cela expliquait peut-être ce qui était en train de se produire. Parce que, pour des décorations effrayantes, elle avait eu des décorations effrayantes.

BOMMMM.

Lorsque le quatrième choc contre la porte se fit entendre, Anna leva les yeux au ciel.

« Ouvre la porte, Riri, je vais leur montrer de quel bois se chauffent les Graham. »

Riri s’exécuta, et il ouvrit la porte, laissant Anna en première ligne, mais prêt à jouer les renforts si il se rendait compte que cela était nécessaire. Pendant un moment, la sorcière fit des gestes dans le vide. Le jeune homme se rendait compte qu'elle tentait d'utiliser sa télékinésie pour écraser les citrouilles contre le mur. Peine perdue. Les citrouilles ne semblaient pas très sensibles à ce genre d'attention. Harisson se dépêcha de refermer la porte, mais, hélas, un peu trop tard. L'une des cucurbitacées s'était déjà faufilé, et se dirigeait à grande vitesse vers Anna, qui paraissait chercher des yeux un objets qui pourrait lui servir d'arme. Le sorcier s’élança vers la citrouille et la frôla, non sans lui transmettre quelques volts au passage.

L'effet fut immédiat, et le légume explosa, redécorant le salon d'une jolie teinte orange du plus bel effet. La mère et le fils eurent tout deux la même réaction. Un soupir de soulagement, suivi d'un sourire complice. Mais ce fut avant que la chair de citrouille commence à ramper sur les murs de la pièce. Les yeux de Harisson s'écarquillèrent de plus belle. Là, il ne voyait vraiment pas ce qu'il pouvait faire. Il se tourna vers sa mère, qui semblait en mener aussi large que lui. Il prit une inspiration et improvisa :


« Que cucurbitacées, citrouilles et potirons,
Qui à une magie doivent ce soir la vie
S'arrêtent de bouger, cessent la rébellion,
Et nous laissent fêter la fête des maudits. »


Lorsqu'il eut fini le dernier mot de cette formule, les morceaux de chair orangées tombèrent en poussière, de même que les autres décorations qui se trouvaient sur le balcon, qu'il pouvait voir du salon. Il n'en était pas sur, mais aurait parié que, de l'autre coté de la porte, les autres décorations d'Halloween avait subit le même sort, et que la punition était la même sur le palier.

Il ouvrit un placard duquel il sortit une pelle et une balayette, qu'il mit dans les mains de sa mère qui semblait encore sous le choc. Autant il n'était pas trop, habituellement, réticent à l'aider à faire le ménage, autant, pour une fois, tout était de sa faute, et il ne comptait pas le faire à sa place. Il s'assit dans le canapé, et regarda par la fenêtre, se demandant si quelqu'un avait vu les décorations du balcon se transformer en poussière.


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MessageSujet: Re: Anna, Riri and the pumpkins ¤ TERMINÉ   Jeu 20 Déc - 13:10

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